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Entretien de Javier García Cruzado, directeur d’Eiffage Énergie Chili

Eiffage Énergie Chili est l’une des filiales d’Eiffage Énergie en Amérique Latine spécialisée dans l’énergie, le génie civil et la construction. Cette filiale respecte les normes les plus rigoureuses en matière de qualité et de sécurité dans l’ensemble des projets, tout en réduisant les délais d’exécution des travaux et en fidélisant les clients du Groupe Eiffage.

En 2013, SunEdison a sollicité à Eiffage Énergie la construction de San Andrés à Copiapé, qui était alors la centrale la plus grande d’Amérique Latine. Les centrales solaires de Crucero, Javiera et Quilapilún, des projets d’énergies renouvelables positionnant très bien la compagnie dans le pays chilien, sont arrivés après.

Après le premier projet réalisé au Chili, Eiffage Énergie a pris la décision de s’établir dans ce pays pour devenir une référence en Amérique Latine et dans un pays sociopolitiquement très stable ayant pour objectif d’avoir 20% d’énergies renouvelables en 2015.

Javier García Cruzado, directeur d’Eiffage Énergie Chili, explique dans cet entretien la projection de la filiale chilienne dans l’avenir des énergies vertes.

Question : Existe-t-il des plans pour exécuter des projets d’énergies renouvelables au nord du pays ?
Javier García : Oui. Nous exécutons actuellement celle qui est la plus grande centrale solaire photovoltaïque du moment, la Centrale Solaire Photovoltaïque Huatacondo, situé à Pozo Almonte. Nous exécutons le projet chez EPC, nous développons l’ingénierie et nous réalisons l’achat de tous les équipements, la construction totale et l’injection dans le système interconnecté Norte Grande, dans ce cas. Il s’agit d’une centrale solaire de plus de 100 MW (103 MW).

Question : L’entretien de ces panneaux d’énergie est-il très cher aujourd’hui ?
Javier García: La maintenance n’est pas si chère. La technologie a beaucoup progressé. L’énergie solaire est le futur. C’est une énergie propre, elle est démocratique, car elle est disponible partout et peut être installée en tout lieu, et les coûts ont également particulièrement diminués. Par conséquent, nous parlons du futur, d’ici à quelques années.
Concernant l’énergie photovoltaïque, il n’a pas été vérifié qu’elle ait un aspect négatif dans le futur. L’éventuel aspect négatif serait la gestion des résidus des panneaux après leur vie utile. Néanmoins, il existe à ce sujet un protocole et une politique de gestion des résidus pour éviter tout effet négatif sur l’environnement.

Question : Quelle est la durée d’un panneau photovoltaïque ? Quelle est sa durée de vie utile ?
Javier García : À l’heure actuelle, nous travaillons avec des panneaux photovoltaïques qui ont une vie utile de 30 ans. La centrale qu’Eiffage Énergie Chili exécute actuellement, Huatacondo, à Pozo Almonte, possède réellement une vie utile de 30 ans.

Question : C’est une bonne nouvelle ! Vous allez y injecter beaucoup d’énergie au système interconnecté central ?
Javier García : Oui. En réalité, elle a la même puissance installée que celle de Quilapilún. Elle a plus de 100 MW.

Question : En comparant l’énergie éolienne et l’énergie solaire, en terme de performance, sont-elles similaires ?
Javier García : Les deux sont parfaitement compatibles. L’énergie éolienne permet de générer de l’énergie aux heures où il n’y a pas de soleil et peut être parfaitement complétée avec de l’énergie solaire photovoltaïque.

Question : Voici ma question : Peuvent-elles éventuellement cohabiter ? Oui. Ce n’est pas une concurrence, mais plutôt une alliance, n’est-ce pas ?
Javier García : Oui, des prototypes de génération d’énergies renouvelables en 24 heures assez efficients ont déjà été réalisés. Par ailleurs, le Chili le permet. La diversité du Chili permet l’installation de plusieurs parcs éoliens dans plusieurs zones qui peuvent être complétés de l’énergie solaire photovoltaïque pour ainsi générer de l’énergie 24 heures sur 24. Il existe un progrès technologique dans la prédiction de la production de ces centrales de génération d’énergie qui nous permet réellement de savoir à chaque point quel sera le vent, quelle sera l’énergie générée et quel sera le rayonnement.

Question : C’est très impressionnant. Vous avez plus de 350.000 panneaux à Quilapilún. Sur une année, ils évitent l’émission annuelle de 125.000 tonnes de CO2 (dioxyde de carbone) dans l’atmosphère, qui équivaut au retrait de 22.000 véhicules de Santiago. Néanmoins, vous venez avec la partie plus solaire, non?
Javier García :  Non, éolienne également. Notre histoire a en réalité commencé avec l’énergie éolienne. Nous avons exécuté plus de 50 centrales photovoltaïques et plus de 80 parcs solaires. Nous avons installé plus de 2.500 turbines éoliennes dans le monde entier. Avec une histoire de plus de 30 ans. Réellement, en tant qu’Eiffage Énergie, nous avons installé le premier parc éolien en Espagne. Notre savoir-faire se centrait à la fois sur l’énergie photovoltaïque et sur des projets de génération d’énergie éolienne.

Question : Parfait. Vous avez diversifié les matrices, mais vous avez également réalisé des projets dans toutes les énergies renouvelables non conventionnelles, n’est-ce pas ?
Javier García : Bien sûr. Nous avons observé au Chili que le pays est absolument stable et c’est pour ce motif que nous avons décidé de nous diversifier au Chili.

Question : Aujourd’hui, continuer de parler d’énergies non conventionnelles c’est comme parler de la fréquence modulée dans la radio. Elles vont être obsolètes, car si elles vont représenter 20% du total de l’énergie d’ici à quelques années, je pense que cela ne peut pas s’arrêter. Je l’espère. D’un point de vue environnemental, parler d’énergie non conventionnelle sera obsolète, non?
Javier García: 70 % en 2050. Tel est l’objectif pour le Chili. À mon avis, cet objectif sera atteint.

Question : Il n’y aura ensuite aucune raison d’avoir une énergie thermoélectrique ?
Javier García: Il ne devrait pas l’avoir. La culture de conserver (prendre soin et préserver) l’environnement, de freiner le changement climatique et de protéger le Chili avec sa matrice énergétique pour ne pas dépendre de l’importation des combustibles fossiles nous permettra d’oublier l’énergie par génération de charbon ou de pétrole.

Vous pouvez écouter l’entretien complet en cliquant sur ce lien.

 

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